Le Privilège, un nouveau resto sur la Croisette
| ARTICLE | 0 Commentaires | Note : 0 / 5 (0 votes) | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Lire la suite |
Marre de la pseudo neutralité des journalistes ? Içi, rassurez-vous, ça ne va pas être le genre de la maison. A l'avant veille du deuxième tour des élections cantonales, je ressens le besoin de sortir de mon rôle de reporter pour afficher mes préférences. Sans pour autant dévoiler mes convictions politiques qui ne regardent que moi finalement, il est peut-être temps de clarifier quelques malentendus. Quitte à se fâcher avec une partie de son audience ?
Tout d'abord, le pourquoi de cet élan de transparence. Parce que c'est la culture du web qui l'impose. Sur le web, et plus encore sur un site d'info de proximité comme celui-ci, il faut être le plus sincère possible. Le plus honnête envers son public. Trier, raconter, faire circuler des informations, ce n'est jamais faire preuve d'une objectivité totale. Ce sont des choix qu'on assume. C'est le résultat d'une sélection. Sans parler des infos de service, les news pratiques ou de divertissement, il y a forcément dans le mode de traitement des sujets politiques une touche personnelle orientée dans un sens ou dans un autre. L'industrie du journalisme telle que pratiquée dans la presse traditionnelle n'a jamais agi autrement.
LOCAL ET NATIONAL
Sur le web mais à une autre échelle, les blogs citoyens ou les mini-sites comme HyperLocalNews ont vocation à devenir le miroir de la société civile. Ils tentent de saisir l'air du temps réel. La tendance du moment. Avec beaucoup plus de liberté que les grands médias, que ce soit dans un quartier, dans une ville, dans un secteur d'activité ou parmi un groupe d'individus. Aujourd'hui, au regard de cette actualité politique microscopique qui se joue à l'échelle d'un canton, on a tous compris que cela débordait largement du simple cadre de la vie locale. Avec la vox populi qui s'exprime (ou ne s'exprime pas) c'est un projet beaucoup plus large qui se dessine. Pour ne parler que de ces 8 cantons de Nice qui nous occupent, qu'est-ce qui peut donc se passer ? Les grands partis ont-ils fait le plein de voix dimanche dernier ? Un taux de participation plus élevé peut-il peser dans la balance ? Quelle sera l'influence de l'entre-deux tours sur les électeurs indécis ? Sur ceux qui ont voté contre une politique plus que pour un candidat en particulier...
INTERROGATIONS
Ces questions de journaliste, vous vous les posez sans doute. La différence aujourd'hui, c'est qu'en temps normal, je me serais contenté de finir par des points d'interrogation. J'aurais livré les faits, les résultats, les réactions au soir du deuxième tour, oui, mais pas cette fois. Contrairement à certains intégristes dogmatiques de droite comme de gauche d'ailleurs, je ne peux me résoudre à traiter de cons ou d'irresponsables les électeurs du Front National. Parce que j'en connais dans mon entourage. Parce que nous en connaissons tous, dans notre famille, dans notre cercle d'amis, dans notre entreprise. On sait donc d'où vient le vent de la mauvaise humeur et à qui il s'adresse en particulier. Ridiculiser ceux qui ont fait ce choix du bulletin FN, les culpabiliser, ne servira à rien. Bien au contraire. On sait qu'en grande majorité, ils n'adhèrent pas tous aux thèses les moins avouables de ce parti d'extrème droite. C'est juste l'effet retour du trop fameux "Tous pourris". On a tout essayé sauf eux, alors pourquoi pas.
Laisser le champ libre à un parti qui a peur de son ombre, qui regarde la France dans le rétroviseur, ne fera jamais un programme constructif. Evidemment que les angoisses exprimées ne sont pas le fruit du hasard. La baisse du pouvoir d'achat, le chômage, la crise du logement, les petites retraites, les petits méfaits du quotidien, les agressions verbales, les regards menaçants, les gens qui parlent trop fort dans les transports publics, les faits divers sordides... tout ça participe du malaise ambiant. La société française évolue. Le stress de la technologie, les ordinateurs partout, les caméras de surveillance partout, tout cela joue aussi sur notre inconscient collectif. La France d'aujourd'hui avance vite. Elle change de visage aussi vite. Trop vite à l'évidence. De plus en plus de français sont laissés sur le bas de la route. Largués. Perdus, épuisés, parce que dépassés par les événements. Ce qui va être intéressant dans les jours qui viennent, c'est de voir la manière dont nos dirigeants vont tirer les leçons de cette ultime séquence électorale avant 2012. A la copie, on préfèrera toujours l'original. Mais comme à l'école, arrêter de copier signifie que l'on prend de l'assurance. C'est le seul chemin qui puisse mèner aux bonnes notes.
FIN DE PARTIE
Même s'il est vrai que Nice a été dirigé pendant 13 ans par un maire qui avait falsifié les plaques de sa voiture officielle, on ne sera jamais fier d'afficher notre penchant pour l'extrème droite. Même si l'UMP l'a accueilli dans ses rangs avant de le lâcher comme on sait. Même si la majorité départementale, la majorité tout court, joue souvent avec le feu, je ne peux me résoudre, en tant que citoyen, à voir nos cantons se transformer en laboratoire du sectarisme et du repli sur soi. Voilà pourquoi, je pense (et cela n'engage que moi) qu'il serait mieux d'en rester là. C'est à dire que voilà, on s'est bien amusé à se faire peur. Stop. Le message va être entendu.
Autrement dit, je suis convaincu que dimanche 27 mars, les votants des cantons de Nice ne vont pas élire un seul conseiller général issu du FN. Ils sont pourtant sept en finale mais ils n'ont aucune chance de passer. Ce serait d'ailleurs mieux pour eux. Pour la plupart, ils ne sont pas préparés à siéger dans une assemblée. Ils y seraient tout simplement inutiles. Et ce serait autant d'argent perdu pour la collectivité. La politique, même très locale est une chose sérieuse. C'est aussi un métier. Il y a aujourd'hui des candidats en capacité d'être réélus qui ont déjà fait leurs preuves. Il y en a d'autres qui pourraient tout à fait remplir cette fonction. Ce qui prime avant tout, ce sont les valeurs qu'ils portent en eux et l'attitude qu'ils adopteront au service du plus grand nombre.
Tant pis si un "Front Républicain", tacite ou revendiqué, doit entraîner une défaite du Front National dimanche dans les presque 300 duels qui l'opposent à la gauche ou à la droite.Tant pis si Marine Le Pen et son papa doivent en déduire qu'ils sont une fois de plus diabolisés face à l'alliance, forcément hégémonique, de l'UMPS comme ils disent. La campagne pour 2012 sera peut-être l'occasion d'aborder les vraies questions de fond et de proposer des solutions raisonnables.
Donc dimanche à Nice, mon pronostic c'est : 0 élu FN au Conseil Général. Je sais, vu le contexte, c'est pas gagné. Je peux évidemment me tromper et vous avez le droit de ne pas être d'accord, ça ne veut pas dire pour autant qu'on ne peut pas s'entendre. On en reparle en ligne dimanche soir içi même, en direct et en live.
Retrouvez l'info Hyperlocalnews en réseau sur Twitter et sur Facebook
| ARTICLE | 0 Commentaires | Note : 0 / 5 (0 votes) |
![]() ![]() ![]() ![]() |
Visité: 1062 |
| ARTICLE | 0 Commentaires | Note : 0 / 5 (0 votes) | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Lire la suite |
| ARTICLE | 0 Commentaires | Note : 0 / 5 (0 votes) | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Lire la suite |
| ARTICLE | 0 Commentaires | Note : 0 / 5 (0 votes) | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Lire la suite |
Nice : La cave Romagnan a son association |
Brice de Nice, enfin ! L'Oeil de Zockor |
L'émotion de la communauté juive de Nice |